Cinéma, cinéma, tchi tcha

, par  Laurent , popularité : 36%

C’est le printemps, l’hiver s’en est allé avec ses températures très basses qui incitaient à ne sortir que dans ces salles obscures chauffées plutôt qu’à se promener dans la nature. C’était l’occasion d’aller voir A Serious Man, Les chèvres du Pentagone et Le guerrier silencieux. Après, ce sera la chaleur de l’été qui va nous pousser à fréquenter les salles de cinéma climatisées.

Sommaire

- A Serious Man
- Les chèvres du Pentagone
- Le guerrier silencieux

A Serious Man

Vers la fin des années 1960, la vie pépère de Larry Gopnik, un modeste professeur de mathématique va être bouleversée quand sa femme lui annonce qu’elle veut le quitter pour son meilleur ami. Comme cet événement s’ajoute à une foule d’autres contrariétés, Larry se trouve alors confronté à une interrogation métaphysique. Pourquoi tous ces embêtements lui arrivent ? Il part en quête alors du sens de l’existence en consultant les rabbins de sa communauté. Mais les réponses données ne vont pas le réconforter.

Ce film est un petit bijou où l’humour et l’absurde ont la part belle. À tout ceux qui cherchent une réponse à la question de leur présence sur cette Terre, le film leur apportera une réponse... ou pas. Car c’est bien le sujet du film de nous démontrer en réalité l’absurdité de l’existence. Comment l’individu compte sur la foi pour s’en accommoder.

La sortie du dernier film des frères Coen est passé plutôt inaperçu. Pourtant, même s’il est moins spectaculaire ou qu’il ne réuni pas de stars que leurs précédents film, il reste un monument de jubilation et d’absurde. Pour le moment, ce film est dans le top 5 de l’année.

Les chèvres du Pentagone

Bob Wilton, un journaliste joué par Ewan MacGregor rencontre Lyn Cassady (George Clooney) pendant l’invasion de l’Irak par les américains. Tout en s’infiltrant en territoire en guerre, Cassady va raconter à Wilton comment l’armée américaine a mis au point une unité constituée de soldats aux pouvoirs parapsychiques. Lyn Cassady se prend pour un Jedi capable de tuer les chèvres par la pensée et Bob Wilton se demande si cet individu n’est pas complètement fêlé. A-t-il réellement des pouvoirs paranormaux ?

Voici un petit film sans prétention, bourré d’humour et dont le style semble loucher en direction des frères Coen. La palette de personnages loufoques joués par George Clooney, Jeff Bridges, Kevin Spacey et même Stephen Lang (le méchant dans Avatar, à contre-emploi) est truculente.

Même si ce film ne restera pas dans les annales, que son intrigue ne casse pas trois pattes à un canard ; on passe un bon moment de poilade en regardant Clooney tenter de convaincre MacGregor qu’il est un Jedi.

Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising

Un mystérieux guerrier muet et borgne est emprisonné par un riche viking. Celui-ci l’utilise comme champion dans des combats sur lesquels des paris sont en jeux. Ce mystérieux guerrier, semblant venir des enfers, demeure invaincu. Un jour, il parvient à s’échapper en tuant ses geôliers. Dans sa fuite, il va croiser la route de vikings chrétiens qui sèment la terreur chez les païens et qui cherchent à rallier Jérusalem pour libérer la Terre Sainte. Ils s’embarquent alors sur un frêle drakkar. Une fois en pleine mer, les brumes se referment sur le bateau qui court vers sa perdition.

Le réalisateur danois du Guerrier silencieux, Valhalla Rising, Nicolas Winding Refn n’est pas un adepte du Dogma de son compatriote Lars von Trier. Pourtant on sent ici comme certaine une parenté. L’esthétique des images et l’émotion qui s’en dégagent est plus importante que l’action ou l’intrigue. Pourtant très violent, Le Guerrier silencieux reste très contemplatif. Ce film à la photo très léchée, nous montre une suite de cadrages étudiés à la beauté irréelle, accompagnés d’une musique extraordinaire.

Ainsi, ce film qui m’a fait penser à Aguirre, la colère de Dieu, n’est pas à conseiller à tous les spectateurs. J’ai vraiment bien aimé ce film ; toutefois, je conseille aux spectateurs intéressés de faire une petite sieste avant de le visionner.