En revenant de Nantes

, par  Laurent , popularité : 6%

Mois de mars. Une journée pluvieuse. Je glandouille à mon habitude devant ma fenêtre Firefox qui ne ruisselle que des flux RSS des blogs dont je m’abreuve. Le « pouic-pouic » caractéristique du Pinguin recevant un nimèle me sort de ma geek torpeur. Il s’agit d’un message de type publicitaire de SFR, mon opérateur téléphonique. L’œil hagard et injecté du sang de celui qui n’a pas beaucoup dormi retrouve un semblant de vigueur. L’annonce est claire : « Venez gagner une place pour l’un des concerts du Love Revolution Tour de Lenny Kravitz ! »

N’ayant que ça à faire, je clique pour ouvrir le fameux site dont je pressent une morne issue...

Évidemment, le concours est une machine à spam. On clique au hasard sur une application en flash. Le ticket à gratter électronique en quelque sorte. Mais, pour multiplier les chances, il faut donner un maximum d’adresses électroniques d’amis. Je ne donne à manger à ce site qu’une ou deux de mes adresses poubelles sachant à l’avance que je gagnerais rien.

Ainsi, quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’au détour d’un clic sur une gigotante boite flash on m’annonce que je suis l’heureux gagnant de deux places de concert le dimanche 17 mai à Nantes.

Me voilà parti pour organiser une petit séjour à Nantes après un appel à candidature pour qui voulait m’accompagner pour profiter de l’autre place.

Nantes réserve à éléphant

Ne connaissant pas du tout la ville, je nous ai organisé un petit séjour touristique. Donc, la journée du dimanche avant le concert fut l’occasion de faire un grand tour de la ville, de ses monuments et de certaines de ces curiosités, comme cet éléphant géant construit pour un spectacle de rue devenu une attraction phare de la ville qui a vue naître Jules Verne.

Toutes les photos du week-end à Nantes.


Lenny Kravitz et le Love Revolution Tour

C’est à l’extérieur de Nantes, à Saint-Herblain que se trouve le Zénith de Nantes. En allant presque au terminus de la ligne 1 du tramway, après avoir traversé un centre commercial sans âme comme il en pullule autour de nos villes, on arrive à une passerelle qui enjambe la N444 et qui tombe sur un immense bâtiment circulaire. Selon Wikipedia, c’est la plus grande salle de concert de France.

C’est Chris Cornell qui assurait la très moyenne première partie. Son saturé, trop fort, ne présentant aucune nuance entre les instruments. Pourtant, c’est un gars qui a signé la musique du James Bond Casino Royale. Et sur Deezer ça avait l’air bien.



Heureusement que le son de la star qui suivait était un peu mieux réglé. Sinon, ça nous aurait vraiment gâché le plaisir.


Toujours à mi-chemin entre le funk et le hard-rock, Lenny Kravitz est un grand show-man, un grand rocker et surtout il très bien entouré [1] a joué une grande partie des titres de son nouvel album It’s time for a Love Revolution et aussi quelques standards de ses albums plus anciens, dont le plus vieux remonte à 1989. Et oui, 20 ans. Ça ne nous rajeunit pas. Les deux morceaux suivants [2] faisaient parti du concert. Le deuxième étant le bouquet final.





[1Son guitariste, il déchire ! Il nous a exécuté des solos de guitare de presque 3 minutes. Beaucoup plus que sur l’album.

[2Pour ceux qui ont un greffon “flash player” sur leur brouteur.