P’tit jeu : le résultat

, par  Laurent , popularité : 10%

Dans l’article P’tit jeu, je vous laissais le choix entre trois anecdotes autobiographiques. Une seule de ces aventures était véridique et les autres n’étaient que pur baratin. Certains d’entre vous se sont laissés aller à jouer, mais peu ont trouvés l’histoire vraie.

Évidemment, comme l’a bien écrit Yann, j’ai pris un malin plaisir à distiller un peu de vérité dans les trois histoires.

Voyons d’abord l’histoire numéro 1. J’ai effectivement travaillé plusieurs étés de suite dans un hôpital en tant que brancardier. C’est d’ailleurs là que j’ai rencontré pour la première fois Arnaud. J’ai ai même rencontré une charmante patiente aux graves problèmes psychiatriques prononcées. Toutefois, même si l’anecdote est vrai, ce n’est pas à moi qu’elle a fait son numéro de charme dénudé mais à un de mes collègues de l’époque. L’histoire numéro 1 est donc fausse !

Tout le monde a eu raison. Et ça me vexe un peu que personne ne me trouve suffisamment de charme pour séduire la patiente d’un hôpital, dusse-t-elle être dérangée.

Anecdote numéro 2. J’ai passé pas mal de temps dans les Alpes à Valmorel. A une époque, je n’y allais pas que pour le ski. Je m’y rendais également l’été pour pratiquer un sport basé sur la glisse sur les courants aériens : le parapente. Un sport vraiment très sympathique. J’ai volé au dessus de la station de Valmorel, du village des Avanchers, et aussi au dessus de la station et du Col des Saisies. Une véritable randonnée aérienne avec un arrière plan alpin magnifique. Je conseille à tous l’expérience. J’ai plus d’une vingtaine de vols en solo à mon actif. Ainsi, cette histoire a convaincu la majorité des commentateurs. Même certains d’entre-vous qui ont préférés répondre au jeu par courriel. Malheureusement pour eux : je n’ai jamais atterris sur le dos d’une vache de ma vie ! J’ai toujours regagné l’aterro officiel et je n’ai connu aucun incident.

Il ne reste plus que l’histoire numéro 3. La plus énigmatique mais peut-être trop capillotractée pour les visiteurs de ce site web.

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Un torrent de la jungle Guadeloupéenne


Les Arawaks furent les habitants de l’île de Guadeloupe longtemps avant les européens ou les africains. Ils y arrivèrent vers 700 ans avant JC. Ce sont eux qui ont parsemés une forme d’art rupestre dans toutes les Petites Antilles qu’on appelle maintenant des pétroglyphes. Le Site de Trois-Rivières au sud de l’île de Basse-Terre, dans l’archipel de Guadeloupe en est le vestige le plus emblématique.

Les Arawaks furent progressivement remplacés au 8eme siècle par les Caraïbes venus d’Amazonie. Ils conquirent les Petites Antilles en massacrant les hommes et en capturant les femmes qui gardèrent leur langue d’origine. Ainsi, la civilisation caribéenne est l’une des rares à posséder deux langues, celle des hommes et celle des femmes. Par la suite, les amérindiens de Guadeloupe ont entièrement été massacrés par une nouvelle ethnie : les Français. Il reste encore quelques descendants des survivants Caraïbes dans une réserve sur l’île de Dominique.

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Pétroglyphes de la rivière du Plessis

Comme vous le savez, j’ai un cousin qui habite en Guadeloupe où il possède son école de plongée (cliquez ici pour plus d’infos) et j’ai plusieurs fois été lui rendre visite. Je me suis ainsi promené dans les montagnes du sud de l’île de Basse-Terre où se trouvent d’immenses plantations de bananiers. Mais aussi de multiples petits torrents ponctués de chutes d’eau en pleine forêt, descendant de la Souffière pour se jeter dans la mer des caraïbes. Dans certains de ces torrents, il est possible de s’y baigner mais il est possible également de trouver gravé sur les rochers des traces des indiens Arawak. Moins impressionnants que les pétroglyphes de Trois-Rivières, ils existent néanmoins pour les curieux sachant ouvrir l’oeil. C’est le cas notamment de la rivière du Plessis du côté de Baillif ou la rivière des Pères vers Saint-Claude.

Conseils aux touristes, si vous vous promenez dans le coin, visitez les chutes du Matouba et les Monts Caraïbes. De très beaux coins à voir offrant de belles promenades. Et si vous vous faites accompagner par un habitant du cru, il vous guidera peut-être vers ces bassins naturels perdus dans la nature aux sources d’eau chaude.

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The Winner !

Donc, il s’agissait de l’anecdote numéro 3, l’anecdote qu’il fallait retenir !

Et, même si il avoue avoir joué au pif, c’est donc Yann, notre grand gagnant !