Sorties ciné et théâtre

, par  Laurent , popularité : 7%

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, comme on dit. Je suis assez occupé ces temps-ci. Trop peut-être pour laisser des traces pertinentes sur ce document électronique qu’est mon blog.

Toutefois, voici un aperçu des sorties effectuées récemment. Des sorties ciné : L’Arnacœur, Gardiens de l’Ordre, ou théâtre : Spamalot et 1984, Big Brother vous regarde. D’ailleurs, je vous recommande chaudement 1984.

Sommaire

L’Arnacœur

Les femmes se divisent en trois catégories. Les femmes heureuses, les femmes malheureuses mais qui l’assument et les femmes malheureuses qui ne l’assument pas. C’est pour ces dernières qu’intervient l’équipe de Alex (Romain Duris). Sa mission, ouvrir les yeux des femmes qui s’apprêtent à faire une bêtise en se mariant à quelqu’un qu’elles n’aiment pas vraiment.

Ainsi, le père de Juliette (Vanessa Paradis) grossiste en fleurs légèrement maffieux fait appel à Alex pour empêcher le mariage de celle-ci avec un riche businessman anglais qu’il n’aime pas. Comme Juliette aime vraiment son anglais, cette mission va à l’encontre de l’éthique de Alex. Mais Alex est très endetté.

J’avoue que le concept d’une « comédie romantique » française me faisait un peu peur. Je m’attendais à un gros navet. Du navet, qualité label rouge spécial concours agricole, comme nous savons le faire dans notre beau pays. Pourtant, ce film léger porté par une brochette de comédiens talentueux (Duris en tête), arrive à manier ; et un humour, et une certaine romance qui sont ni plan-plan, ni cul-cul. Une très bonne surprise, même s’il ne s’agit pas du film de l’année.

Gardiens de l’Ordre

Lors d’une intervention pour tapage nocturne, une équipe de trois gardiens de la paix essuient les tirs d’un forcené complètement shooté. L’un des policiers reste sur le carreau. Ses deux collègues joués par Fred Testot (le Fred d’Omar et Fred) et Cécile de France répliquent et blessent grièvement le tireur. Malheureusement pour eux, le forcené est cadre supérieur dans une grande boite et est fils de député.

Face à cette « bavure », la hiérarchie des deux policiers va les lâcher en prétextant qu’il n’a jamais été question de drogue dans l’affaire. Un vieux syndicaliste va alors encourager nos deux fonctionnaires à monter un dossier et à enquêter sur le dealer qui a vendu la drogue au tireur abattu. Ça prouverait qu’il était sous l’emprise de stupéfiant et ainsi permettrait aux deux policiers de se dédouaner. Nos deux collègues s’associent alors pour infiltrer un réseau de dealer sans que leur leur hiérarchie en soit avisée.

À l’instar du Convoyeur, également de Nicolas Boukhrief, ce film se veut très réaliste. Il utilise les acteurs à contre-emploi. Certes, la première partie du film est très réussie. Noire, tendue, angoissante... Le spectateur est pris dans l’engrenage et s’inquiète pour les protagonistes qui sombrent vers une issue qui parait de plus en plus incertaine. Pourtant, la fin me parait décevante tant il y a une surenchère de clichés, de pirouettes et de méchants caricaturaux. J’émettrais donc une grosse réserve sur la prestation de Julien Boisselier dans le rôle du grand méchant du film. Pourtant, j’aime bien cet acteur. Son personnage a vraiment mal été écrit. J’attendais plus du nuance et moins de manichéisme sur ce boss de fin de niveau.

Certes, Gardiens de l’Ordre est un bon moment de cinéma. Le suspense et l’action tendue nous prennent et nous transportent. Mais, quel gâchis, cette fin à l’américaine qui dénote avec tout le reste du film.

Spamalot

L’histoire on la connait. Le Roi Arthur, rassemble une troupe de chevaliers à Camelot pour partir en quête du Saint Graal. Mais l’histoire reprise ici est surtout celle du film des Monty Python : Sacré Graal !

Spamalot est l’adaptation par Pierre-François Martin-Laval (le Pef des Robins des Bois) de l’adaptation britannique de la comédie musicale Spamalot qui est elle même l’adaptation du film des Monty Python sus-cité.

Cette comédie musicale racontait l’histoire du film. Elle en reprenait les gags en y ajoutait des chansons et des chorégraphies. Elle en profitait aussi pour parodier les autres comédies musicales qui tournaient au même moment sur Paris. Oui, Spamelot n’est plus joué à l’heure actuelle.


Les vrais fans du film restent un peu sur leur faim à la vision du spectacle. Ils connaissent forcément les meilleurs gags par cœur et ceux rajoutés qui ne figurent pas dans l’œuvre originale peinent à être à la hauteur. Et puis, est-il vraiment judicieux de se moquer des clichés des autres comédies musicales tout en nageant en plein dedans ?

Ne boudons pas, car ceux qui ont pu assister à ce spectacle ont apprécié et passé une bonne soirée tout de même. Spamalot est un bon moment de rigolade.

1984, Big Brother vous regarde

Dans un monde où tout le monde surveille tout le monde, où les télécrans vous espionnent autant qu’ils vous délivrent la propagande ; Winston Smith, fonctionnaire du Parti, responsable des archives, commence à avoir des doutes sur le monde qui l’entoure. Il va rencontrer Julia et avoir avec elle une relation interdite.

Le décor de la pièce est projeté sur des écrans géants mobiles dont la chorégraphie est étudiée au millimètre. Les personnages évoluent aussi bien sur scène que sur les écrans. Le tout mélangeant cinéma et théâtre.

L’esthétique inspirée de l’imaginaire qu’avait suscité le livre à travers son adaptation cinématographique dans les années 80 et la pub pour l’Apple IIc à l’époque, restitue bien son univers glauque et pesant. On sent la patte d’un Fritz Lang derrière tout ça. Là dessus, les comédiens arrivent à instiller un peu d’humour et de fraicheur à la Brazil (surtout le personnage de O’Brian) dans ces destins désespérés.


Le fameux roman de George Orwell méritait bien une adaptation théâtrale. C’est vrai que la lourdeur apparente du thème pourrait laisser à penser qu’elle donne lieu à une mise en scène pesante. Ce n’est pas le cas. La mise en scène réussie le pari de rendre dynamique une histoire qui l’est moins. De leur côté, les comédiens sont épatant. Ils arrivent vraiment à dégager légèreté et humanité dans ce monde inhumain.

Du très bon ! À voir sans faute jusqu’à fin mai 2010 pour quiconque ne sait pas de nos jours que 2 + 2 = 5.